Notre cerveau est capable de se remodeler à l’infini jusqu’à la fin de notre vie ! Il n’y a pas d’âge pour avoir un cerveau plastique. Il faut en finir avec la sempiternelle complainte « je suis trop vieux pour… ».

Cette élasticité dépend de « notre goût pour le nouveau et notre capacité à l’empathie » comme l’écrit si bien Patrice Van Eersel dans le livre Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner. Il y raconte l’histoire des frères Bach-y-Rita qui commence en 1959 à la suite de l’AVC de leur père Pedro. Le verdict tombe : les spécialistes affirment qu’il sera hémiplégique à vie (paralysé d’un côté du corps). Cependant, son fils aîné George ne l’entend pas comme ça et fait une tentative ingénieuse : il repart du début, c’est à dire, comme un nouveau-né. Il fait ramper son père, marcher à quatre pattes,… et finalement au bout d’un an de persévérance, le père jouera du piano, dansera et redonnera des cours à la faculté. Son fils cadet, Paul, médecin et psychopharmacologue, formule le mot « neuroplasticité ». Paul fait autopsier le cerveau de son père qui avait perdu 97% des nerfs reliant son cortex cérébral à sa colonne vertébrale. Paul ne s’arrêta pas là et fut à l’origine d’une machine permettant de transformer des images en impulsions électrique dans le but de permettre aux aveugles de voir par la peau. Évidemment, les zones du cerveau sont spécialisées mais elles ont plus de souplesse que nous l’imaginions.

Tim Anderson, créateur de l’approche Original Strength, nous incite à utiliser notre corps pour créer de nouvelles connexions neuronales en faisant un reset comme éteindre et rallumer le téléphone. Nécessairement pas n’importe comment mais en revenant comme l’avait découvert George Bach-y-Rita au développement moteur des enfants : les retournements, le rampé, le quatre pattes, la coordination,… afin de stimuler notre système sensoriel. Le système vestibulaire (au niveau de l’oreille interne) nous permet de rester en équilibre et de nous adapter au mouvement. Il est le premier des systèmes sensoriels à être développé (21éme jour de grossesse jusqu’au 5éme mois) et il est la base de la conception des autres systèmes sensoriels. Il est connecté à tous les muscles de notre corps afin de jouer au mieux son rôle. 

Voici quelques conseils de Michael Merzenich ( Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner – Patrice Van Eersel) qui a démontré que les neurones colonisent des territoires « vacants » et ne cessent de se régénérer.

–       Ne jamais cesser d’apprendre de nouvelles choses
–       Attention aux pollutions sonores
–       Etre patient : indispensable à une bonne rééducation
–       Ne pas remplacer l’exercice par les médicaments : ils donnent un coup de pouce
–       Attention à l’hypertension, au diabète, au cholestérol et au tabac qui sont les ennemis de la plasticité cérébrale
–       Consommer des aliments anti oxydants,
–       Avoir une activité physique régulière

Et pour finir, être calme, rire et avoir de l’empathie sont vos meilleurs amis. Ce sont les derniers conseils à suivre afin d’améliorer la plasticité neuronale.